
Olivier Métellus et Maxime Dumont à l’Ambassade d’Haïti — 7 octobre 2026
Le 7 octobre 2026, à l’invitation de S.E. Louino Volcy, Ambassadeur d’Haïti en France, Olivier Métellus, président de l’AAJM, et Maxime Dumont ont participé à une rencontre avec la philosophe Magali Bessone autour de son ouvrage Ce que nous devons à Haïti – Réflexions philosophiques sur la justice réparatrice.
Professeure de philosophie politique à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Magali Bessone prend Haïti comme un « cas critique » : comment penser la justice lorsqu’une injustice appartient au passé, mais que les structures qu’elle a produites continuent d’agir dans le présent ? Au cœur de l’échange, l’indemnité imposée par la France à Haïti en 1825 et la « double dette » qui en découla, l’indemnité elle-même s’ajoutant aux emprunts contractés auprès de banques françaises pour l’acquitter.
« Il faut vraiment faire la distinction entre la réparation et la charité. »
La réflexion de Magali Bessone articule trois dimensions de la réparation : épistémique, pour faire connaître les faits ; économique, parce qu’une injustice aux effets matériels ne se traite pas par des déclarations seules ; politique, enfin, pour transformer les relations qui perpétuent les asymétries héritées de l’histoire.

Autour de la table se trouvaient également S.E. Lilas Desquiron, Ambassadrice, Déléguée permanente d’Haïti auprès de l’UNESCO, Jean Audin Catel, Rotchild François, Conrad De La Fuente et Sylvie Descollines.
Pour l’AAJM, cette question rejoint l’œuvre de Jean Métellus, qui n’a cessé d’écrire l’histoire d’Haïti, ses blessures et ses espérances. Transmettre cette mémoire, c’est aussi contribuer à une relation franco-haïtienne plus lucide et tournée vers l’avenir : « transformer le monde plutôt que corriger le passé », selon la formule de l’ouvrage.
L’AAJM remercie chaleureusement S.E. Louino Volcy et l’Ambassade d’Haïti en France pour leur invitation, et Magali Bessone pour la profondeur de sa réflexion.
Lire le compte rendu complet d’Olivier Métellus
L’AAJM en action — Faire vivre une mémoire, c’est la porter à plusieurs.





