Le 3 juin 2026, la Maison de Poésie de Paris – Fondation Émile Blémont accueillait le lancement d’Entre les deux rives du poème, une anthologie poétique maroco-française coordonnée par Muriel Augry et Mounir Serhani, qui en assure la traduction.

Olivier Métellus participait à cette rencontre comme président de l’Association des Amis de Jean Métellus et secrétaire général de La Nouvelle Pléiade. À ses côtés étaient présents ses frères Jean-Jacques et Philippe, Maxime Dumont pour l’AAJM, ainsi que Khalid Saad Zaghloul, ami proche de l’association.

Autour des livres et des lectures, cette soirée a offert l’occasion de rapprocher des parcours, des langues et des engagements poétiques.

Des associations qui se rencontrent

Les nouvelles fonctions d’Olivier Métellus au sein de La Nouvelle Pléiade favorisent les échanges avec la Maison de Poésie, dont cette association partage les locaux.

Sylvestre Clancier, président de la Maison de Poésie et proche de l’AAJM, tient une place importante dans ces relations. Son accueil et les liens entretenus au fil des rencontres permettent de faire dialoguer des associations attachées à la création poétique et à sa transmission.

Quelques jours auparavant, Olivier Métellus avait rencontré Muriel Augry lors du lancement de Liberté ad libitum, l’anthologie dirigée par Suzanne Dracius – grâce à Brééna Rose Anadini Bélizaire, la lauréate du Prix Jean Métellus 2025 -. Les rencontres se prolongent ainsi d’un livre à l’autre : un échange fait naître une invitation, une lecture permet de découvrir un auteur, puis de nouvelles perspectives se dessinent.

Faire entendre les poèmes dans leurs langues

L’anthologie Entre les deux rives du poème met en relation les poésies marocaine et française. Le travail de traduction de Mounir Serhani permet aux textes de circuler entre l’arabe et le français, et aux lecteurs de découvrir d’autres voix.

Au cours de la rencontre, Khalid Saad Zaghloul a lu plusieurs poèmes en arabe littéraire. Sa participation a donné une présence sonore à ce dialogue : entendre les textes, leur rythme et leurs inflexions apportait une autre manière d’entrer dans les œuvres.

Pour l’AAJM, cette attention aux langues rejoint l’héritage de Jean Métellus, dont la vie de médecin et d’écrivain a été profondément consacrée au langage.

Une présence familiale et associative

La présence de Jean-Jacques, Philippe et Olivier Métellus donnait aussi à cette soirée une dimension familiale. Réunis avec des amis de l’AAJM, les trois frères poursuivaient, à travers ces échanges, un engagement commun autour de la mémoire de leur père et de la vie littéraire.

Cette fidélité se nourrit de nouvelles rencontres. Faire vivre l’œuvre de Jean Métellus, c’est aussi prendre part aux lieux où la poésie se lit, se traduit et se partage, et y entretenir des relations durables.

Ecouter en arabe sur notre chaine :

De la rencontre poétique aux liens entre les territoires

Cette soirée ouvre une piste que l’AAJM souhaite explorer : développer, à partir de la poésie, des échanges entre la France, Haïti et le Maroc.

L’expérience des relations entre Jacmel et Bonneuil montre combien les rencontres culturelles peuvent préparer des rapprochements plus larges. La poésie rassemble d’abord des personnes ; les liens de confiance ainsi créés peuvent ensuite nourrir des invitations, des lectures communes et des projets entre associations ou entre villes.

C’est dans cet esprit que l’AAJM souhaite prolonger les échanges engagés autour de cette anthologie, en lien avec La Nouvelle Pléiade et les interlocuteurs rencontrés à la Maison de Poésie.

Remerciements

L’Association des Amis de Jean Métellus remercie chaleureusement Sylvestre Clancier et la Maison de Poésie – Fondation Émile Blémont pour leur accueil, ainsi que Muriel Augry et Mounir Serhani pour cette rencontre autour de l’anthologie.

Elle adresse également ses remerciements à Malick Diarra, président de La Nouvelle Pléiade, et à Khalid Saad Zaghloul pour ses lectures en arabe littéraire, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui ont partagé ce moment de poésie et d’amitié.